webinaire logivolt - 2 avril 26

Bornes de recharge en copropriété : comment la résidence des Capucines a équipé son parking sans dépenser un euro

« Ce n’était pas encore une demande liée à un usage immédiat. C’était vraiment une démarche de principe, une volonté d’anticiper et de valoriser la résidence. »

16 avril 2026

Installer des bornes de recharge en copropriété semble complexe. Pourtant, la résidence des Capucines l’a fait — sereinement, sans reste à charge, et avec un seul interlocuteur. Voici leur retour d’expérience complet, en 5 étapes.

Contexte: Pourquoi les copropriétés doivent anticiper dès maintenant

Le marché du véhicule électrique (VE) s’accélère. En France, les ventes ont progressé de 28 % en l’espace de quelques mois, portées par la hausse durable des prix du carburant. Selon l’ONG Transport & Environment, un plein d’un véhicule thermique coûte en moyenne 142 €/mois, contre seulement 65 € pour recharger un véhicule électrique — soit plus de la moitié de moins.

Face à cette réalité, la question ne se pose plus en termes de « faut-il passer à l’électrique ? » mais bien de « quand mon immeuble sera-t-il équipé de bornes de recharge ? ». Pour les copropriétés, anticiper ce besoin devient un vrai enjeu de valorisation patrimoniale et de confort pour les résidents.

Pourtant, beaucoup de conseils syndicaux hésitent encore, freinés par la complexité apparente du sujet et la crainte d’un coût important. Le retour d’expérience de la résidence des Capucines montre qu’il est possible de mener ce projet de A à Z, sans dépenser un euro collectivement.

Étape 1: Le déclic, agir avant d’en avoir besoin

En 2023, le syndic de la résidence des Capucines inscrit pour la première fois le sujet des bornes de recharge à l’ordre du jour. La proposition ne suscite pas encore d’enthousiasme : peu de copropriétaires possèdent un VE, et le besoin immédiat est faible. Le projet est mis en attente.

Un an plus tard, une résidente — qui ne possède pas encore de véhicule électrique — demande officiellement que le sujet revienne à l’AG. Ce n’est pas l’urgence qui la motive, mais l’anticipation.

En tant que président du conseil syndical, M. Saubois voit dans cette initiative l’occasion de structurer les choses proprement — plutôt que de laisser se développer des installations individuelles incontrôlées dans les parties communes, avec les risques techniques et de sécurité que cela implique.

Pourquoi ne pas attendre que la demande soit massive ?

Les copropriétés qui anticipent bénéficient de plusieurs avantages décisifs :

  • Elles choisissent leur opérateur IRVE dans la sérénité, sans pression
  • Elles peuvent inscrire le projet à la prochaine AG sans délai supplémentaire
  • Elles profitent des aides Advenir, dont le budget est limité dans le temps (jusqu’au 31 décembre 2027)
  • Les résidents équipés peuvent recharger dès l’arrivée de leur VE, sans attendre 1 an de plus

Étape 2: Le rôle de l’opérateur IRVE, chef d’orchestre du projet

Pour lancer le projet, le syndic des Capucines a proposé deux opérateurs IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques), tous deux financés via Logivolt. Le conseil syndical a retenu Amperus pour la qualité de son accompagnement et sa capacité à rendre le projet compréhensible pour des non-spécialistes.

En pratique, l’opérateur prend en charge l’ensemble du parcours. Les étapes clés sont les suivantes :

  1. Transmission du règlement de copropriété — pièce de base pour comprendre la configuration du parking et les emplacements disponibles.
  2. Visite sur site (si nécessaire) — pour confronter la théorie à la réalité du parking et répondre aux questions du conseil syndical en direct.
  3. Étude de conception + proposition commerciale — une offre claire, présentable en AG, avec tous les éléments techniques et financiers.
  4. Présentation en assemblée générale — l’opérateur répond aux questions des copropriétaires et facilite la prise de décision collective.
  5. Suivi des travaux et livraison des bornes individuelles — un seul interlocuteur pour tout le projet, de l’infrastructure aux bornes des résidents.

Dans la très grande majorité des cas, une première solution peut être proposée à distance, sans visite sur site. La visite reste un outil complémentaire, utilisé quand la complexité du parking le justifie.

Étape 3: L’assemblée générale, convaincre et faire voter le projet

L’AG est le moment charnière de tout projet IRVE en copropriété. C’est ici que la décision collective se joue — et que les objections doivent être anticipées.

Deux grandes familles de questions reviennent systématiquement lors des assemblées générales.

Les questions sur le financement

Les copropriétaires veulent comprendre le modèle Logivolt. La question la plus fréquente, posée de façon directe : « Est-ce que ça coûte vraiment zéro euro à la copropriété ? ». Il existe souvent, au départ, une méfiance légitime. Lorsque le mécanisme est expliqué clairement par l’opérateur, cette méfiance cède la place à un vrai soulagement.

Les questions sur l’usage individuel

Une fois le principe de l’infrastructure collective sans reste à charge compris, les résidents se projettent rapidement à titre personnel : combien coûte une borne ? Quel est le prix de la recharge au quotidien ? Comment fonctionne l’abonnement ? Comment se passe l’installation sur ma place ?

Dans le cas des Capucines, le vote a été positif pour deux raisons principales : la nécessité structurelle du projet (une évolution inévitable, mieux vaut l’anticiper) et l’absence totale de coût collectif. M. Saubois est formel : sans financement Logivolt, le projet aurait été repoussé.

Étape 4: Le financement, zéro reste à charge grâce au tiers financement Logivolt

Le financement est souvent perçu comme le principal obstacle à l’installation de bornes de recharge en copropriété. Le dispositif Logivolt, couplé aux subventions du programme Advenir, efface cet obstacle

Comment çà fonctionne ?

Logivolt prend en charge l’intégralité des coûts liés à l’infrastructure collective, une fois les aides déduites. Résultat : aucun appel de fonds, aucune avance pour la copropriété.

Les aides pour l’achat des bornes individuelles revalorisées

Une fois l’infrastructure installée, les utilisateurs de VE devront acquérir une borne et se raccorder à l’installation collective.

Bonnes nouvelles aussi au niveau des bornes individuelles puisque depuis peu, les aides Advenir ont été revalorisées. Les subventionspassent de 600 à1 000 € par borne. Une évolution significative qui renforce encore l’attractivité du dispositif.

Attention toutefois : le programme Advenir est prévu jusqu’au 31 décembre 2027. Pour bénéficier de ces aides et compte tenu des délais incompressibles liés aux travaux (raccordement Enedis, passage en AG, etc.), il est impératif d’initier le projet dès maintenant.

Une fois le vote en AG acquis, l’opérateur finalise le dossier administratif et transmet les pièces justificatives à Logivolt. Après validation, un contrat tripartite est signé entre l’opérateur, le syndic et Logivolt. Les travaux peuvent alors démarrer.

Étape 5: les travaux d’installation de l’IRVE et le fonctionnement après

Un conseil syndical informé, un chantier maîtrisé

Le chantier d’installation de l’infrastructure collective s’est déroulé sans difficulté majeure pour la résidence des Capucines. Le conseil syndical a été tenu informé à chaque étape. Grâce à son profil technique, M. Saubois a suivi le chantier de près et signalé un point d’amélioration sur le chemin de câble — pris en compte et corrigé en moins de 24 heures.

Le seul point de friction a été le délai de raccordement au réseau électrique par Enedis — un délai structurel, inhérent à ce type de projet et indépendant de l’opérateur. Il est important de le savoir en amont pour planifier correctement : de la mise à l’ordre du jour en AG jusqu’à la mise en service, le projet peut prendre environ 12 mois.

L’adoption progressive : c’est l’infrastructure collective qui crée l’usage

Au moment de la livraison de l’infrastructure, deux résidents sur 33 places ont installé une borne. C’est une situation très courante : en général, entre 0 et 10 % des résidents s’équipent immédiatement. Mais ce chiffre monte régulièrement au-delà de 20 % dans l’année qui suit la mise en service.

Le mécanisme est simple : tant que la recharge à domicile n’existe pas, beaucoup d’automobilistes hésitent à passer au VE. Dès qu’elle devient possible, simple et accessible sur leur propre place de parking, ils franchissent le pas beaucoup plus facilement. Recharger chez soi coûte environ 2,50 € pour 100 km — un argument économique très concret.

Commander sa borne individuelle : un parcours simplifié et accompagné

Une fois l’infrastructure en place, les résidents peuvent commander leur borne directement auprès d’Amperus — par mail, téléphone ou via le portail de souscription en ligne. La borne est installée sous 10 jours ouvrés. Un accompagnement à la première mise en service est prévu, avec prise en main de l’application Amperus Connect (suivi des recharges, pilotage à distance, facturation).

Les questions les plus fréquentes que se posent les copropriétés

Combien coûte l’installation d’une borne ?

Grâce au dispositif Logivolt couplé aux aides Advenir, l’infrastructure collective est installée sans reste à charge pour la copropriété. Aucun appel de fonds n’est nécessaire. Les bornes individuelles sont à la charge de chaque résident concerné, avec des aides disponibles jusqu’à 1 000 € par borne (programme Advenir, jusqu’en 2027).

💡 Pour se raccorder à l’installation collective, il faut parfois s’acquitter d’un droit de connexion. Mais les opérateurs sont de plus en plus enclins à l’offrir.

Combien de temps prend le projet de A à Z ?

Il faut compter en moyenne 12 mois entre la mise à l’ordre du jour en AG et la mise en service complète. Ce délai est principalement lié au calendrier des AG et aux délais de raccordement Enedis. Plus on anticipe, plus on réduit l’attente pour les résidents qui souhaitent recharger leur véhicule.

Que se passe-t-il si tout le monde veut une borne en même temps ?

L’infrastructure collective est dimensionnée pour absorber une montée en charge progressive. Chaque nouvelle borne individuelle se raccorde à l’IRVE existante sans nécessiter de nouveaux travaux lourds. Le système de gestion intelligente de l’énergie (smart charging) répartit la puissance disponible entre les bornes actives.

Le conseil syndical doit-il gérer le chantier lui-même ?

Non. L’opérateur référencé Logivolt est l’interlocuteur unique du conseil syndical et du syndic tout au long du projet. Il coordonne l’ensemble des prestataires (Enedis, Consuel, bureaux de contrôle…), réalise les travaux et assure leur conformité. Le conseil syndical est informé des avancées sans avoir à piloter le chantier au quotidien.

Pour en savoir plus, retrouvez ici et maintenant le replay de notre webinaire du 2 avril 2025.

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